~ Nos démêlés avec l'Ambassade de France en Tunisie ~


Bonjour,

Je viens de recevoir la lettre en fichier joint de l'Ambassadeur de France en Tunisie. Ce courrier fait suite à des démêlés précédemment diffusée en plusieurs épisodes, dont voici un résumé.

L'été dernier, pendant mon séjour à Tunis, à Tunis, j'avais demandé audience à notre Ambassadeur Boris BOILLON. Sa secrétaire me téléphona que l'Ambassadeur ne s'occupait pas de nos biens immobiliers traités par le Consul Général.
Je lui ai répondu que le Consul Général n'était chargé que de l'application des accords concernant ces biens. Or, depuis 58 ans, la Tunisie n'a appliqué aucun des 8 traités sensés remplacer l'indemnisation qui nous était refusée, conformément au Rapport établi après enquête par le Conseil Economique et Social (CES) , à la demande du Président de la République. En conséquence, le Consul Général ne pouvait pas s'occuper de l'application d'accords inappliqués; par ailleurs, il n'était pas habilité à intervenir auprès des Autorités tunisiennes pour négocier l'application de ces accords toujours en vigueur comme l'a précisé le CES.
C'est pourquoi, j'ai demandé audience à l'Ambassadeur qui, en tant que représentant de l'Exécutif français en Tunisie, est seul en mesure d'intervenir auprès du Gouvernement tunisien en faveur de nos biens et de nos personnes qui demeurent soumis, par le nouveau régime, à des lois d'exception xénophobes , outre les expropriations et nationalisations gratuites et abusives que nous subissons.
En conséquence, j'ai demandé à la secrétaire d'informer l'Ambassadeur que je ne consulterai pas inutilement le Consul Général et que, rentré à Paris, je rendrai compte au Président de la République du refus de son Représentant en Tunisie de me recevoir.

Un second appel téléphonique m'a ensuite invité à rencontrer le Consul Général qui était prêt à me recevoir. J'ai confirmé mon refus.

Dès mon retour en France, j'ai donc écrit au Président, en lui précisant que son Ambassadeur à Tunis n'avait également pas répondu, comme il l'avait promis, à un journaliste tunisien qui lui avait demandé où en était le contentieux immobilier. Puis, j'ai communiqué nos attentes au Directeur de Cabinet de la Présidence, suite à sa demande. A cette occasion, j'ai notamment suggéré que soit mise à profit la prochaine visite du nouveau Président Tunisien, ainsi que les relations "particulièrement amicales de la France" avec ce pays, selon le Président, pour mettre un terme par l'"accord exceptionnel" annoncé aux traitements et spoliations racistes que nous subissons depuis plus d'un demi siècle, malgré les accords signés mais inappliqués par la Tunisie..

Ces démarches ont du être communiquées à Tunis, puisque l'Ambassadeur vient de m'envoyer la lettre en fichier joint.

Cordialement, Gilbert Orrand Président de l'ADEPT-Tunisie

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