N O T E POUR LES ADHÉRENTS
ADH 20080128
Chers amis,

Depuis avril dernier le Président  de la République ne parle plus de ses engagements préélectoraux. C'est inquiétant après les déclarations de J. chirac sur l'apurement définitif du contentieux franco-tunisien, le rapport décevant du CES et le comportement à notre égard des organismes gouvernementaux chargés des rapatriés.

D'où la nécessité de harceler Elysée, Matignon, députés sénateurs, etc.. pour leur rappeler la persistance de notre spoliation à la veille de la visite de M. Sarkozy en Tunisie. A cet effet, il suffit que chaque adhérent envoie à ces responsables un copie de la lettre personelle adressée à M. Sarkozy. Cà ne coute qu'un timbre et le résultat fait boule de neige.

A cet égard, n'oubliez pas que les hauts faonctionnaires des organismes gouvernementaux (MIR, ANIFOM, HCR, Affaires étrangères, Ambassade, Consulat, etc....)  ne sont que des exécutants qui reflèttent les directives du Pouvoir exécutif ( Président de la République, Premier Ministre, Gouvernement) à qui néanmoins ils font part de leur vision de la situation compte tenu des doléances qu'ils reçoivent.

Nos problèmes risquent de passer une fois de plus aux oubliettes s'ils ne sont pas résolus à l'issue de ce déplacement présidentiel. Pour créer une union méditérranéenne à nos dépens, le pouvoir peut en effet estimer qu'il n'a plus besoin de nos voix aux municipales, et que la plupart d'entre nous auront disparu lors des présidentielles de 2012, puisque selon les statistiques 25 000 rapatriés nous quittent chaque année.
Sachant que notre combat cessera faute de combattants, le Pouvoir attend donc, depuis 54 ans,  notre disparition progressive. Aumônes, négociations sans résultat et promesses fallacieuses constituent les principales tactiques de sa stratégie.

Des négociations fermes mais courtoises  sont devenues impossibles avec des responsables qui nous ignorent sous le prétexte que nos problèmes ont été définitivement résolus. Désormais, nous n'avons d'autre issue que de dénoncer ceux qui depuis plus d'un demi siècle  nous mènent en bateau.  C'est le moment ou jamais d'agir."Bis repetita placent" disaient déjà les latins, ce qui en langage moderne signifie qu'un clou s'enfonce par plusieurs coups de mateau, surtout dans du bois dur .

Ceci étant dit pour votre information, il n'en reste pas moins que nous ne connaissons pas le fond de la pensée de M. Sarkozy. Il ne parle plus de ses engagements depuis 9 mois, mais il ne prendra une décision sur notre contentieux qu'après avoir contacté les Tunisiens. Seuls les résultats comptent quelle que soit notre analyse de la situation dans l'ignorance de ce qui se prépare.

A cet égard, je vous rappelle deux aphorismes  :
1/ Un droit demeure valable aussi longtemps qu'il existe quelqu'un pour le revendiquer.
2/ Défendre ce droit est dur pour un seul, possible pour quelques uns, mais sans difficulté pour un grand nombre.

Or, tous les rapatriés ont été lésés moralement et/ou matériellement. Si dès la décolonisation ils s'étaient unis pour agir efficacement au lieu de se diviser pour permettre au Pouvoir de régner, nos contentieux respectifs seraient réglés depuis longtemps.

Néanmoins il n'est encore pas trop tard pour bien faire si, au sein de l'ADEPT, nous prenons conscience qu'il ne faut rien négliger en prévision de cette visite d'Etat qui risque de régler définitivement notre sort.

CORDIALEMENT

Mareil Marly le 28 janvier 2008  - ORRAND Gilbert Président de l'ADEPT